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Non à l'aérodrome de Gimont

Communiqué de presse du 14 septembre 2015.

17 Septembre 2015, 21:54pm

Publié par GESA: Gimont Escorneboeuf Sans Aérodrome

Gimont le 14 septembre 2015

COMMUNIQUE DE PRESSE DE l’association GESA (Gimont-Escornebœuf sans aerodrome)

Gimont et Escornebœuf se mobilisent contre le projet d’aérodrome privé

A l’appel de l’association GESA (Gimont-Escornebœuf Sans Aérodrome), plus de 180 personnes se sont réunies samedi pour dire « non » à l’aérodrome privé en projet à Gimont. Au cours de cette réunion, Simon Simionato et Isabelle Rafel, les co-présidents de GESA, ont présenté les résultats de l’enquête à laquelle ils se sont livrés afin de connaître, dans le détail, les spécificités techniques du projet. Le produit de leurs investigations est édifiant ! « Il fait apparaître une multitude d’incohérences, de contradictions et de vices de procédures rarement réunies dans un seul et même dossier ! » déclare Simon Simionato qui déplore également le manque de transparence qui caractérise ce projet. Une discrétion que Pierre Duffaut, maire de Gimont, justifie en expliquant, comme il l’a fait le 9 septembre dernier lors d’une réunion de son équipe municipale, qu’il craignait que des opposants fassent capoter le projet ! Ce déni de concertation et de transparence a conduit Sergine Ageorges, maire d’Escornebœuf à présenter sa démissionner de ses fonctions de 1ère vice-présidente, en charge de l’économie, de la Communauté de Communes Arrats-Gimone.

UN AERODROME PEUT EN CACHER UN AUTRE

Rejeté à deux reprises en 2014, par la préfecture du Gers en raison des risques de nuisances et d’accidents qu’il présentait pour les zones habitées à proximité immédiate du site, le projet d’aéroparc de Gimont a finalement bénéficié fin 2014 d’une autorisation de la part de l’ancien préfet du Gers, Jean-Marc Sabathé. Celui-ci n’a nullement tenu compte des réserves exprimées par les services de l’Etat en charge de l’aviation civile dans des courriers que GESA a pu se procurer. Ceux-ci avaient motivé leurs réserves en raison des nuisances et risques de troubles à l’ordre public que risquait d’engendrer l’aérodrome.

Porté par un investisseur privé avec le soutien de Pierre Duffaut, maire de Gimont, l’aéroparc prévoit de proposer à la vente 27 lots pour des particuliers passionnés d’aviation qui souhaiteraient y édifier une résidence en bordure de la piste et abriter leur aéronef sur leur propriété. En théorie car, comme le note Simon Simionato, « un aérodrome peut en cacher un autre ». En effet, malgré ses dénégations répétées, Pierre Duffaut a fait savoir, dans des courriers que GESA a en sa possession, qu’il envisageait une reprise de la gestion de la piste par la mairie de Gimont. « Comment croire, dans ces conditions, que l’aérodrome demeurerait, à court ou moyen terme, strictement privé, à l’usage exclusif des propriétaires des terrains situés à proximité de la piste ? » interroge Isabelle Rafel. « Même si on nous assure que l’aéroparc n’accueillera pas d’aéroclub abritant une école de pilotage, souligne Simon Simionato, on peut être certains que le site accueillera de nombreux avions de tourisme, ainsi que des ULM et des autogyres connus pour être particulièrement bruyants ». Le coprésident de

GESA balaye d’un revers de main les perspectives de retombées économiques que font miroiter le maire et le promoteur : Ce ne sont pas 27 résidences, secondaires pour l’essentiel, qui vont relancer l’économie de Gimont. Nous ne sommes pas contre la construction de 27 logements mais contre l’implantation de 27 résidences secondaires et d’une piste au profit de touristes qui vont s’amuser au-dessus de nos têtes ».

UN EHPAD A 180 METRES DE LA PISTE !

GESA a mis en évidence le risque que représenterait l'aérodrome en termes d’accidents d’aviation légère (181 cas enregistrés en France, pour la seule année 2013) et la menace permanente qu’ils constitueraient pour les habitations situées sur les itinéraires d’approche et à proximité de la piste. L’association s’étonne également qu’un arrêté préfectoral autorisant la création d’une piste ait pu être délivrée par la préfecture du Gers moins d’un mois avant que l’EHPAD de Gimont (Etablissement Hospitalier pour Personnes Agées Dépendantes) –présidé par le maire– ait obtenu un permis de construire pour de nouveaux bâtiments devant accueillir des pensionnaires… à 180 mètres seulement de la piste ! « A-t-on pensé aux effets de nuisances sonores sur des personnes fragiles ? A-t-on imaginé les difficultés à les évacuer si un avion s’écrasait sur leur établissement ? » demande Simon Simionato.

Outre les risques d’accidents –lesquels se produisent le plus souvent dans les phases de décollage et d’atterrissage –ce sont les nuisances sonores qui inquiètent les Gimontois et les Escornebovois. Des échanges qu’ont eus les responsables de GESA avec des experts aéronautiques, il ressort que les mouvements d’avions pourraient atteindre la soixantaine, essentiellement le weekend. « Qu’on ne s’y trompe pas, avertit Isabelle Rafel, ce ne seront pas seulement les riverains mais bien l’ensemble des habitants à des kilomètres à la ronde qui seront affectés par des niveaux de bruit difficilement supportables pour tous ».

Plusieurs exploitants agricoles locaux ont également fait part de leur colère au GESA. En raison de la raréfaction des terres cultivables, le prix des parcelles a grimpé pour atteindre les 10 000 euros à l’hectare dans le secteur de Gimont. « Ces cinquante hectares auraient pu faire le bonheur d’agriculteurs à la recherche de bonnes terres pour la culture des céréales ou de jeunes qui souhaitent s’établir », ont-ils expliqué.

Pour le GESA, déjà fort de près des 120 adhérents qui l’ont rejoint en seulement quelques semaines, l’heure est plus que jamais à la mobilisation. Il a été décidé samedi de faire circuler une pétition et de multiplier les démarches auprès des autorités pour faire obstacle au projet d’aéroparc. Elle a recueilli plus de deux cents cinquante signatures en un seul weekend ! « Nous allons demander au Préfet du Gers de retirer l’arrêté d’autorisation délivré par son prédécesseur. Les arguments ne manquent pas pour se faire ! S’il ne nous entendait pas, nous introduirions un recours devant le Tribunal Administratif. Nous sommes déterminés faire capoter ce projet insensé », déclare Isabelle Rafel.

GESA est également bien décidée à se faire entendre en organisant des manifestations sur la voie publique. La première pourrait avoir lieu dans le cadre des journées aéronautiques et du meeting aérien de Gimont, les 2, 3 et 4 octobre prochains.

Contacts GESA

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E
Bonjour,<br /> Je reside à gimont tout à coté du projet et je n'en veut pas!<br /> Est ce quil serait possible de faire circuler une petition en ligne.??<br /> Ca toucherais plus de personne! <br /> Cordialement,<br /> Alexandre
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G
Bonjour, la question d'une pétition en ligne sera posée lors de la réunion du bureau lundi soir prochain. Toutefois, nous pensons privilégier une pétition manuelle qui permet de maitriser la qualité des signataires afin d'éviter toute tentative de discréditation de la dite pétition. Je vous tiendrais au courant. Simon.